Doriane t'accompagne dans le développement de ton entreprise en faisant du customer care sa plus grande force ! Prêt.e à enchanter tes clients et ton CA ?
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août 20, 2026
Si tu es arrivée ici, c’est probablement que quelque chose a bougé dans ta tête ces dernières semaines. Tu t’es dit que le statut d’indépendant, ça matcherait bien avec ta vie idéale, avec tes aspirations, avec ce que tu veux vraiment pour toi. Et maintenant tu te demandes comment on fait.
Dans un épisode précédent de L’Heure du Care, on a vu que le marché des indépendants en France était plutôt favorable pour les années à venir. Dans un autre, salariat versus entrepreneuriat, on a étudié précisément quel statut valait le coup pour toi selon les avantages et les inconvénients de chacun. Si tu ne les as pas encore écoutés, va y faire un tour, ça pose les bases pour cet épisode.
Et bon, dans la mesure où tu te dis que pour toi ça vaut le coup d’être indépendante, que ce soit freelance, entrepreneure ou prestataire, alors cet article est grandement fait pour toi. Parce qu’on va voir maintenant comment devenir freelance ou entrepreneur, étape par étape. Et ensuite je vais te parler de la face un peu cachée, dont personne n’ose vraiment parler, car tout n’est pas rose dans ce statut 😅
Je fais ce rappel dans quasi chacun de mes épisodes, mais pour ma part, être indépendant, ça veut dire être entrepreneur. Et, être entrepreneur, ça regroupe plein de choses : freelance, prestataire de services, artisan à son compte. Du moment que tu gères ton entreprise par toi-même, tu es entrepreneure.
Je dis ça parce que j’ai été les deux. J’ai été ce qu’on appelle freelance prestataire de services, et j’ai aussi été entrepreneure au sens gérer une équipe, avoir des produits, tout ça.
Ce qu’il faut savoir, c’est que la différence entre les deux se joue surtout sur le nombre de clients potentiels.
Quand tu es freelance ou prestataire de services, tu as en règle générale un nombre de clients limité. Ton temps est ta matière première, donc tu ne peux pas accepter cinquante missions simultanément.
Quand tu es entrepreneure avec des produits, que ce soit de l’e-commerce ou du produit digital, tu as une possibilité beaucoup plus illimitée d’avoir des clients.
Par contre, l’état d’esprit est le même. On a des problèmes différents mais souvent très similaires, des responsabilités différentes, mais dans tous les cas on gère seule son activité pro. Et, on règle ces problèmes aussi toute seule.
Pour la partie légale, je vais me baser sur la microentreprise. Parce que c’est le statut qui a été créé en France pour tester et lancer une activité.
C’est le statut par lequel j’ai commencé personnellement en 2018, quand j’étais customer care manager freelance. Et c’est celui que je recommande clairement pour démarrer, pour plusieurs raisons :
Quand tu commences doucement, commence par la micro. C’est vraiment mon point de vue sur la question, et je le dis aux personnes que j’accompagne depuis 2021.
D’ailleurs, quand on veut se lancer comme customer care manager freelance, le régime microentreprise est totalement adapté. C’est d’ailleurs sous ce régime-là que 100 % des CCM que je forme se lancent. Par la suite, certaines ont changé de statut en évoluant vers une SAS ou une EURL, mais au départ c’est toujours de la microentreprise.
Il y a un truc important que j’aimerais clarifier. Je te recommande le statut de micro-entrepreneur pour démarrer et tester une activité. Ça ne veut pas dire que tu vas rester micro-entrepreneur toute ta vie, sauf si ça te convient et que tu ne dépasses pas les plafonds.
Le jour où tu voudras changer de statut, ou si tu veux lancer une start-up par exemple, fais-toi conseiller. Moi, je suis passée en EURL en mai 2021, et c’est mon agence de comptables qui m’avait conseillée sur ce changement. Je ne regrette pas du tout d’avoir changé de statut ni d’avoir choisi celui-là. Le conseil sur le statut est souvent gratuit, autant en profiter avant de t’engager. Tu peux contacter Numbr pour te faire conseiller sur ton statut.
Devenir microentrepreneur en France demande surtout de déclarer ton activité, de respecter les obligations sociales et fiscales du régime, puis de suivre quelques règles selon le type d’activité que tu exerces.
Ça se fait via la formalité en ligne dédiée, sur le guichet unique de l’INPI. C’est très rapide, c’est très facile. Franchement, je trouve qu’on est vachement bien guidé sur le site pour faire les démarches.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2023, c’est le passage obligé : les anciens CFE (CCI, chambre des métiers, Urssaf) ne collectent plus les créations. Et, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la procédure de secours a pris fin, donc le guichet unique est la seule voie possible. Si tu tombes sur un tuto qui te dit de passer par l’Urssaf pour créer ton entreprise, il est périmé.
Petite alerte au passage : la démarche est gratuite. Il existe des sites qui imitent le site officiel et te font payer une centaine d’euros pour remplir le formulaire à ta place. Ne te fais pas avoir.
Les activités possibles en micro-entreprise :
Le métier de customer care manager freelance entre dans la troisième catégorie, activité libérale non réglementée. Pas de diplôme obligatoire, pas d’autorisation à demander.
Tu déclares ton chiffre d’affaires régulièrement, et tu choisis au moment de la création : soit tous les mois, soit tous les trois mois. Moi à l’époque j’avais choisi tous les mois, je trouvais ça plus simple à suivre.
Tes cotisations sociales sont calculées automatiquement sur ton chiffre d’affaires déclaré. Compte environ un quart de ton chiffre d’affaires qui part en cotisations quand tu es en prestation de services libérale. Les taux ont évolué au 1ᵉʳ janvier 2026, donc vérifie le tien directement sur ton espace Urssaf, il est préenregistré.
Et, attention : même avec un chiffre d’affaires à zéro, la déclaration reste obligatoire. Si tu l’oublies, tu prends une pénalité.
En plus des cotisations sur ton chiffre d’affaires, tu payes l’impôt sur le revenu selon le régime que tu as choisi.
Deux options :
Moi, j’avais opté pour le versement libératoire, je trouvais ça beaucoup plus facile à gérer. Tu payes, c’est fait, tu n’as pas de régularisation qui te tombe dessus l’année d’après. Par contre l’option est soumise à une condition de revenu fiscal de référence, donc vérifie que tu y as droit.
La cotisation foncière des entreprises, tu la payes en principe à partir de la deuxième année d’activité. Ta première année, tu en es exonérée.
Et surtout, n’hésite pas à demander toutes les aides et toutes les exonérations possibles, que tu sois accompagnée par France Travail ou par un conseiller. Il y en a plus qu’on ne le croit, et personne ne vient te les proposer spontanément.
Sur le papier, un compte dédié devient obligatoire quand ton chiffre d’affaires dépasse un certain seuil deux années de suite. Mais, franchement, même si ce n’était pas obligatoire, je te le recommanderais fortement.
Séparer ton argent perso de l’argent de ton activité, ça te change la vie au moment de déclarer, au moment de faire tes comptes, et ça t’évite de dépenser, sans t’en apercevoir, l’argent des cotisations que tu dois à l’Urssaf.
Le réflexe à prendre dès ton premier encaissement : tu mets de côté le pourcentage correspondant à tes charges. Tu ne touches jamais à l’argent qui ne t’appartient pas.
Souscris au minimum une responsabilité civile professionnelle. Dès que tu traites avec des clients, pour ma part, c’est indispensable. S’il se passe le moindre souci, tu es couverte et tu n’as pas de frais juridiques à payer pour ta pomme.
Selon ton métier, il peut y avoir des choses en plus : une immatriculation spécifique pour les agents commerciaux, un stage de préparation pour certains métiers artisanaux, un diplôme ou une autorisation d’exercer pour les activités réglementées.
Dans le cadre d’une activité de prestation de services classique dans le digital, en général il n’y a rien de tout ça.
Un petit truc pratique : si on te demande un extrait de casier judiciaire, tu peux le demander gratuitement en ligne. J’ai dû le faire plusieurs fois cette dernière année et demie pour mon statut d’organisme de formation, et on le reçoit dans la journée par e-mail. C’est hyper rapide.
Tu mets en place ton suivi administratif : ta facturation, tes déclarations de chiffre d’affaires, tes cotisations, tes impôts, tes assurances.
Et note bien à chaque fois tous les frais que ça engendre annuellement. C’est le seul moyen d’être sûre de générer assez de chiffre d’affaires pour les couvrir.
Le statut de microentrepreneur, c’est une forme très simplifiée de l’entreprise individuelle. Démarches allégées, régime social et fiscal plus simple que d’autres statuts.
Par contre, il ne supprime pas les obligations de base. Surtout la tenue du suivi de chiffre d’affaires, le fameux livre de comptes : tes entrées, mais également tes sorties en termes de dépenses. C’est important de les compter.
Et le respect des échéances de déclaration, parce que sinon tu es majorée. On paye déjà assez d’impôts comme ça, on va éviter la majoration.
Si tu comptes te lancer en micro-entreprise, il y a un blog et une personne que je te recommande fortement de suivre : La Micro by Flo.
Toutes les informations y sont mises à jour. C’est sur son site et son blog que moi aussi je me mets à jour sur le statut de microentreprise, pour mieux accompagner mes CCM. Et je leur recommande de le suivre, parce que ça facilite grandement les choses. Je le remercie d’ailleurs pour son travail.
Voilà pour le côté pratico-pratique, les étapes à faire directement sur ton ordinateur. Mais il y a une deuxième partie, et c’est celle-là qui va déterminer si ça marche ou pas.
Si tu n’es pas passionnée par le métier que tu veux pratiquer en tant qu’indépendante, ça va être compliqué. Parce qu’être indépendante, c’est beaucoup de challenges, beaucoup de responsabilités, parfois beaucoup de stress.
Si tu ne peux pas t’accrocher à un métier que tu aimes pour continuer et pour persévérer, ça va être dur. On en connaît, des périodes difficiles dans l’entrepreneuriat, je ne vais pas te mentir.
Quand tu fais de la prestation de services, comme customer care manager par exemple, il va falloir trouver tes premiers clients et sécuriser tes missions. L’idéal, c’est de trouver quelques missions long terme, et pourquoi pas des missions plus one shot pour booster un peu ton chiffre d’affaires à des moments stratégiques de l’année. Genre un renfort en e-commerce pour le Black Friday, pour la période des fêtes ou pour les soldes.
Sans oublier de continuer à prospecter et à entretenir ton réseau, pour toujours avoir des clients potentiels sous le coude si jamais une de tes missions long terme se termine.
Les actions à mener sont multiples : démarcher, prospecter, réseauter en présentiel, créer un réseau dans le digital, t’exposer et poster un peu sur les réseaux sociaux, candidater à des annonces, t’inscrire sur les sites qui référencent les freelances. Il y a beaucoup à faire, et c’est justement ce sur quoi on travaille avec les CCM qu’on accompagne au Campus.
Quand tu as un nombre illimité de clients, ou qu’il t’en faut un certain nombre par mois pour être rentable, c’est autre chose. Là il faut de la visibilité, il faut parfois faire de la publicité payante, créer du contenu, investir dans le développement de ton entreprise, recruter. C’est encore un autre métier, et il faut en être consciente.
Il faut assurer le customer care de ton entreprise. Même quand on est customer care manager, on a son propre customer care à faire. La gestion des demandes, la gestion des plaintes, le suivi.
Et plus tu as de clients, plus ça demande du boulot et de la charge mentale.
Pour un prestataire, ce n’est pas obligé, mais c’est fortement recommandé. Ça fait une vitrine et du référencement en plus.
Quand tu es entrepreneure, j’ai envie de dire qu’aujourd’hui c’est quasiment obligatoire d’avoir un minimum de présence en ligne et de visibilité sur internet.
Je vais m’arrêter là sur le côté pratique, parce que je t’ai dit le principal. Mais j’aimerais clôturer sur le pourquoi.
Vouloir être indépendante, ça peut donner envie. Surtout avec tout le contenu qu’on voit sur les réseaux sociaux, qui est parfois un peu enjolivé. Beaucoup d’indépendants montrent uniquement le bon côté de l’entrepreneuriat, parce que c’est aussi ce qui fait vendre leurs offres la plupart du temps.
Il y a de gros avantages, on les a vus dans l’épisode salariat versus entrepreneuriat. Mais cela demande un travail considérable. C’est une responsabilité énorme d’avoir sa propre entreprise.
Il faut savoir faire les choses, passer à l’action, aller de l’avant, surmonter les problèmes, trouver des solutions. Il ne faut pas avoir peur des problèmes. Il faut savoir surmonter ses peurs et ses craintes. Et il faut être persévérante, il faut y aller, il faut show up.
Il faut aussi savoir que tu n’as pas d’arrêt maladie comme une salariée. Tu peux en avoir quand tu as une vraie maladie, mais si tu es juste fatiguée et que tu as besoin de quelques jours de repos, tu les prends sur ton temps de travail. Donc il faut savoir s’organiser, et savoir prendre tes responsabilités envers toi-même en tant qu’individu. Savoir te reposer, prendre soin de toi, prendre soin de ta santé. Parce qu’on a tendance à tout investir dans notre business au détriment de notre santé.
Être indépendante, c’est un état d’esprit, c’est un mode de vie. Ça se travaille. Mais je préfère être honnête et ne pas te survendre ce statut. Même si je forme des freelances depuis 2021 et que j’aurais clairement intérêt à te faire miroiter que c’est 100 % la belle vie, ce n’est pas le cas.
Il n’y a pas un statut meilleur que l’autre. Il y a le statut qui te convient à toi, aujourd’hui, à l’instant T de ta vie. La vraie question, c’est celle-ci : quels avantages sont pour toi tellement indispensables à ton épanouissement et à ton bonheur dont les challenges et les inconvénients qui vont avec sont totalement OK pour toi ?
Moi ça fait 8 ans que je suis entrepreneure, et depuis 8 ans, quotidiennement je me dis que ça en vaut tellement le coup, que tout ce que je dois surmonter et affronter à côté, je vais le faire. Parce que ça en vaut la peine pour tous les avantages que ça apporte dans ma vie.
Mon but, c’est que tout le monde soit heureux dans son travail et dans sa vie perso. Et j’ai pleinement conscience que le métier de customer care manager freelance ne rendra pas tout le monde heureux, très clairement. Alors à travers mes contenus, je t’expose les faits : mon expérience, ce que j’observe chez les personnes que j’ai accompagnées, les retours de mes CCM et de mes amis entrepreneurs, et les recherches que je fais pour compléter mes épisodes.
Mais tu pourras toujours compter sur moi pour te dire la vérité, et pour te dire si le métier de customer care manager est fait pour toi ou pas.
Si le métier de CCM t’intéresse, commence par passer le quiz. Il te donnera une piste assez tranchée : oui ou non, ce métier est fait pour toi. Et ensuite on pourra s’appeler pour en parler toutes les deux.
Et, dis-moi une chose : est-ce que tu veux te lancer en tant qu’indépendante ? Est-ce que c’est déjà prévu ? Et, si c’est le cas, est-ce que tu as fixé une date ?
Parce que c’est hyper important de fixer une date pour faire les choses. En général, quand tu ne l’ancres pas dans ton agenda, tu ne le fais pas.
En attendant, prends bien soin de toi.
Doriane t'accompagne dans le développement de ton entreprise en faisant du customer care sa plus grande force ! Prêt.e à enchanter tes clients et ton CA ?
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