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juillet 9, 2026
Est-ce qu’on a le droit de vouloir un travail qui nous rend heureuse ?
Si tu lis cet article, c’est probablement que tu te poses la question. Que quelque part, certaines choses pourraient aller un peu mieux dans ta vie pro. Et tout de suite, tu as peut-être envie de me répondre : « Bah oui, forcément, être heureux au travail c’est possible. »
D’accord. C’est ma pensée de départ à moi aussi. Mais, il y a plein de critères à prendre en compte pour déterminer si c’est possible pour toi. Certains que tu n’imagines même pas. Moi-même, en préparant cet article, j’en ai découvert et je me suis rendu compte que j’en négligeais quelques-uns.
Alors je te préviens tout de suite : cet article est philosophique, mais très agrémenté d’études sociologiques et de preuves scientifiques. J’aime beaucoup partir d’un sujet abstrait et trouver des choses concrètes et factuelles pour nous diriger vers la meilleure réponse possible.
Donc ici, pas de blabla tout plat sur l’épanouissement au travail. Je veux te donner une réponse extrêmement concrète, et la plus personnalisée possible à ton cas.
Quand on pense « manque d’épanouissement au travail », tout de suite on pense salariat. Mais les situations sont multiples. Peut-être que tu as commencé à lire et que tu t’es déjà dit « finalement mon cas ne sera pas traité ». Please, stay here !!!
Soit tu es salariée, et c’est pas le job de tes rêves. Voire c’est un job alimentaire. Ou alors, pire, ça se passe mal. Personnellement, je suis déjà passée par là.
Soit tu es sans emploi, et tu t’aperçois que trouver un job qui paie correctement un minimum et qui t’apporte un minimum de bonheur, ça va être plus compliqué que tu le pensais.
Peut-être que tu es étudiante et que tu t’interroges sur quel métier faire pour avoir un maximum d’épanouissement.
Ou encore, tu es parent au foyer, avoir une activité professionnelle te manque, mais tu cherches un métier qui matche avec ta vie perso, avec tes valeurs, et qui te soit agréable à pratiquer.
Et non, tout le monde ne veut pas devenir influenceur ou créateur de contenu en 2026, contrairement à ce qu’on veut bien nous faire croire. Dès qu’on cherche sur internet « quel métier faire » ou « comment gagner de l’argent », on tombe sur des tonnes de contenus qui te poussent vers l’entrepreneuriat ou la création de contenu. Moi je trouve ça hallucinant.
Donc tu es au bon endroit si tu veux juste un travail, salarié ou dans un autre statut, sans avoir à créer du contenu. Petite précision : je suis entrepreneure depuis bientôt 8 ans, je forme des freelances. Et pourtant, cet article ne va pas t’emmener vers le statut d’indépendant. Je veux que tu trouves une réponse adaptée à toi, à ta situation, à tes envies actuelles. L’entrepreneuriat freelance n’est peut-être pas la bonne réponse pour toi. On va le découvrir ensemble.
Le capitalisme et nos sociétés actuelles ont un peu changé la définition du travail et de ce qu’on avait le droit d’espérer de lui.
Donc oui : tu as le droit de vouloir un job qui te rende heureuse.
Si jusqu’à maintenant tu te disais « j’en demande trop »… non. En cherchant un job qui te rend heureuse, tu n’en demandes pas trop. C’est notre société qui est malade, vraiment. Tu n’es pas naïve, tu ne penses pas vivre dans le monde des Bisounours parce que ton exigence, c’est d’avoir un travail qui t’épanouit un minimum.
Ce qui n’est pas normal, c’est qu’on ait normalisé le fait que 50 % des salariés sont en état de détresse psychologique en 2026. La moitié, quoi. Ces données sont tirées de la 16e édition du baromètre Empreinte Humaine, réalisée par Ipsos-BVA et publiée le 2 juin 2026.
Donc si tu penses et si tu exiges que ton travail te rende un minimum heureuse, tu es bien tombée. Parce que je crois fermement qu’il est possible d’être épanouie au travail.
Mais là, je dois d’abord définir avec toi ce que c’est, d’être épanouie au travail. Parce qu’il y a souvent de grosses erreurs dans l’inconscient collectif.
Être épanouie au travail, ce n’est pas :
Aimer obligatoirement toutes les tâches de ton job. Aimer tous tes collègues. Te dire chaque matin « mon travail est le meilleur du monde ». Ne jamais ressentir de fatigue, ne jamais avoir envie d’arrêter, ne jamais avoir de moment de down.
C’est normal d’expérimenter des émotions difficiles. C’est normal d’avoir des éléments qu’on n’aime pas dans une activité qui, pourtant, participe activement à notre épanouissement.
On remet le salon de thé au centre du village : ce n’est pas parce qu’il y a des choses que tu n’aimes pas dans ton travail que ton travail ne t’épanouit pas. Il y a plein de critères à prendre en compte.
Moi, je suis entrepreneure depuis 8 ans. J’ai choisi mon statut, mon métier, mes projets, mes clients. Pourtant, il y a des tâches que je dois faire chaque mois qui ne m’épanouissent pas du tout.
L’épanouissement dans son travail, c’est le fait de se sentir à la fois bien, utile et en croissance, donc en évolution dans son activité professionnelle au quotidien.
Plusieurs sources s’accordent là-dessus. L’épanouissement professionnel, c’est un sentiment de satisfaction et d’accomplissement ressenti régulièrement dans le travail. Il repose sur deux grandes dimensions :
Les tâches en elles-mêmes : leur sens, leur intérêt, leur cohérence avec tes valeurs et tes compétences.
Les conditions et l’environnement : l’ambiance, la reconnaissance, l’autonomie, l’équilibre avec ta vie perso.
On peut résumer ça comme : dégager des sentiments positifs liés à son travail, et surtout ne pas ressentir de contraintes ni d’insatisfactions majeures et durables.
Le côté humain et relationnel est intimement lié à l’épanouissement. Moi qui suis dans le customer care, qui parle à des clients toute la journée, je le vois : la reconnaissance, les feedbacks, la considération, une rémunération perçue comme juste (l’une des choses les plus compliquées à obtenir quand on est salarié en France, soyons honnêtes), un certain niveau d’autonomie, et un équilibre pro/perso qui ne génère pas de tension permanente.
À ne pas confondre avec le bonheur permanent. L’épanouissement n’implique pas d’être toujours heureuse. Il implique de ressentir globalement que ton travail contribue à une vie qui a du sens.
Aussi, ne pas confondre l’épanouissement professionnel avec la performance à tout prix. On peut être ultra-performante et complètement épuisée et malheureuse. L’épanouissement suppose que la réussite ne se fasse pas au détriment de ta santé et de tes valeurs.
Avec cette définition, je pense que toi aussi tu sais maintenant que c’est possible. Ça ne veut pas dire que c’est facile. Ça veut dire que c’est possible d’avoir de l’épanouissement au travail.
Dans ma vie de salariée, j’ai eu des jobs hyper épanouissants.
Vendeuse pour mon premier job : j’ai adoré, parce que ça cochait tous les critères. On me faisait confiance, l’environnement était sain, j’avais de super collègues, des feedbacks, on me confiait des responsabilités, on m’apprenait des choses.
L’accueil des donneurs de sang à l’EFS, mes jobs d’été à 16-17-18 ans : pareil, hyper épanouissant.
Puis vendeuse chez Lush, assistante customer care, manager adjointe, et enfin manager du pôle customer care de la marque pour la France, la Belgique et le Luxembourg. Tu connais la chanson si tu as déjà écouté mon histoire. Tous ces jobs ont participé à mon épanouissement professionnel.
Mais j’ai aussi eu des jobs pas épanouissants du tout. Conseillère de vente dans une marque de luxe, par exemple.
Et j’ai été “opératrice” (grosses guillemets, hein), pour des rendez-vous médicaux. Je suis partie au bout d’une matinée. J’ai clairement senti que ça n’allait pas le faire. En soi, prendre des rendez-vous, il n’y avait rien de compliqué. Mais les bureaux étaient insalubres. Il y avait deux mecs qui surveillaient une vingtaine de femmes, uniquement des femmes, sur des minuscules bureaux bancals. Ils passaient derrière nous : « Ouais là, le rendement il est pas assez bien, t’as pas pris assez d’appels. » Chelou, quoi. Et quand je suis arrivée, les autres nanas m’ont regardée avec des grands yeux, genre « qu’est-ce que tu viens faire là ». J’ai senti que, les pauvres, c’était pas le job le plus épanouissant de leur vie non plus.
Et dans ma vie d’entrepreneure, j’ai été customer care manager freelance. Le métier en lui-même est extrêmement épanouissant quand il est fait pour nous. Mais, moi, et toutes les CCM que j’ai formées, on a toutes vécu des missions où on n’était pas épanouies. C’était même pas le métier : c’était l’état d’esprit du client, l’ambiance de son business, son domaine d’activité, sa façon de communiquer avec nous (ou de ne pas communiquer), la façon dont on était traitée ou pas valorisée.
Même après avoir arrêté le freelancing pour être 100 % entrepreneure, il y a eu des périodes où je n’étais pas épanouie, parce que je ne cochais pas tous les critères.
Mais, en étant à notre compte, on a quand même plus de liberté et plus de responsabilité aussi, pour remettre de l’épanouissement dans notre travail. On peut choisir ses clients, arrêter une mission, arranger ses horaires, changer d’environnement, faire certaines tâches autrement. Ce qui n’est pas forcément le cas quand on est salariée.
Maintenant, creusons un peu plus deep. D’abord, ce qui apporte du malheur au travail. Si tu coches ces critères, désolée, mais tu es mal barrée pour l’épanouissement.
Les exigences psychosociales élevées + la faible reconnaissance. Une grande enquête québécoise sur la santé de la population (2014-2015), analysée par l’INSPQ, montre trois gros risques psychosociaux :
Et surtout, il y a un effet cumulatif très fort : les salariés exposés à trois risques psychosociaux ou plus ont 7 fois plus de probabilité d’avoir une détresse psychologique élevée liée au travail que ceux qui ne sont exposés à aucun.
Le déséquilibre effort/récompense. Le programme français Samotrace (Santé publique France) retrouve des résultats très proches : le déséquilibre entre l’effort qu’on fournit et la récompense qu’on reçoit, et le surinvestissement, sont fortement associés au mal-être, pour les hommes comme pour les femmes. Le mal-être est aussi lié au fait de travailler d’une manière qui heurte la conscience professionnelle : devoir faire des choses qu’on juge contraires à nos valeurs, à la qualité, à l’éthique. Et l’exposition à des violences physiques ou psychologiques (agressions, harcèlement) augmente le risque.
Les autres facteurs des baromètres RH :
La conclusion de ces études, elle est importante. Le mal-être n’est pas lié à un mauvais jour ou à ta personnalité. Il est lié aux conditions d’organisation et de relations de travail. Parce qu’il y en a beaucoup qui essaient de culpabiliser les gens : « C’est toi, c’est ta personnalité, c’est toi qui ne fit pas avec la culture d’entreprise. » Non. Le manque d’épanouissement, c’est d’abord les conditions et les relations de travail.
Ce sont les combinaisons de facteurs (forte exigence + faible reconnaissance + harcèlement) qui créent les situations les plus dangereuses pour la santé mentale. Et certains profils sont plus touchés : les personnes en bas de l’échelle hiérarchique, et les femmes, qui cumulent souvent plusieurs risques psychosociaux.
Maintenant, les éléments qui participent à ton épanouissement. Ce ne sont pas des recettes miracles. Ce sont des critères à rechercher dans tes futurs jobs ou tes missions, parce qu’ils augmentent fortement tes chances d’être épanouie. Prends de quoi noter, ou reviens sur cette partie quand tu pourras. Le but, c’est que tu repartes avec une réponse spécifique pour toi.
Avoir un travail qui correspond à tes valeurs profondes et à tes convictions (l’écologie, la justice sociale, l’innovation, le service…) est cité comme un facteur clé. Le sentiment de contribuer à un projet qui a du sens renforce l’engagement.
Demande-toi : quelles sont tes valeurs profondes ? Tes convictions ? À quel type de projet tu as envie de participer ?
Pour moi et les customer care managers que je forme, nos valeurs profondes, souvent, c’est l’humain. Mettre l’humain en priorité dans les entreprises, la bienveillance, faire le bien pour les autres. Et très souvent aussi une envie de justice : on ne supporte pas d’être maltraité en tant que client, ni de voir d’autres subir ça. Ça a été un de mes déclencheurs pour me lancer dans le customer care en 2018. Le projet plus grand que nous peut être hyper large, du moment qu’il y a de l’humain dedans.
Les feedbacks, les remerciements, les promotions, les primes : systématiquement identifiés comme un levier. Ne pas se sentir invisible ou prise pour acquise, c’est lié à un meilleur sentiment de justice, plus de confiance en soi, plus de motivation.
En étant entrepreneure, j’ai dû apprendre à me valoriser moi-même. Je n’ai pas de patron qui vient me taper sur l’épaule pour me dire « bien joué ce mois-ci ». Si je ne fête pas mes victoires moi-même, personne ne le fait. On apprend, quand on est indépendante, à se donner de la reconnaissance. J’ai aussi la chance d’avoir une équipe formidable, là depuis 2019-2020, qui me valorise et des clients qui jouent parfois ce rôle de booster.
Avoir la liberté d’organiser ton travail, de prendre des décisions, de choisir tes méthodes : ça favorise l’épanouissement. L’autonomie est liée au sentiment de responsabilité et de maîtrise. Dans certains jobs, c’est ça qui me manquait le plus. Aujourd’hui, me sentir 100 % responsable, en maîtrise, pouvoir changer ce que je veux : c’est une des choses qui m’épanouit le plus.
Petite parenthèse, mais elle compte : en tant qu’êtres humains, nous sommes faits pour évoluer. Notre cerveau est fait pour apprendre, pour créer de nouvelles connexions. Or je remarque que les gens qui stagnent, qui n’apprennent plus rien de nouveau, qui passent tout leur temps libre scotchés à leur téléphone avec le regard vide, le cerveau off… ce ne sont pas les plus heureux.
Attention, je ne dis pas qu’il faut être en permanence en train de hustle et qu’on n’a pas le droit de se reposer. Je parle de nourrir ton cerveau. Peu importe ce que tu choisis d’explorer : un livre, un super article, un musée, sortir en forêt observer les plantes, l’automobile, peu importe ton centre d’intérêt.
La question est donc double : est-ce que ton travail te donne la possibilité d’évoluer ? Et est-ce que toi, tu fais ce qu’il faut pour apprendre ? Parce que je connais plein de gens qui se plaignent de ne pas évoluer, mais dont le comportement ne montre pas non plus qu’ils le veulent.
Il te faut une activité qui mobilise des compétences que tu as déjà, mais qui te donne aussi des opportunités de monter en compétence.
Quelles sont tes compétences ou tes qualités naturelles que tu aimerais exploiter ? Que tu aimerais développer grâce à ton travail ?
Les customer care managers, par exemple, ont souvent des qualités naturelles : écoute active, intelligence émotionnelle, art de la rédaction. Et elles veulent intensifier leurs qualités relationnelles, utiliser leur empathie dans leur travail. Peu importe tes compétences naturelles, tu en possèdes plein que tu pourrais mettre au service d’un travail plus épanouissant.
Les relations avec tes collègues, ton manager : ça compte énormément. Le soutien, la collaboration, le respect, l’ambiance positive.
Je te donne mon exemple. Avant Lush, j’ai fait plein de jobs de vendeuse, des jobs encore aujourd’hui hyper mal vus, considérés comme des « jobs de merde » pour être polie. Alors que certains ont été mes meilleurs jobs. J’y prenais du plaisir, j’aimais les produits, et surtout l’équipe était top. J’arrivais le matin en sachant que j’allais passer la journée avec des gens adorables.
La bonne ambiance au travail, les personnes avec qui on bosse, ça fait 80 % de notre bonheur au travail. De mon expérience : tu peux avoir un boulot de ouf, hyper bien payé, avec des tâches que tu aimes, si tu dois collaborer dans une ambiance toxique, ça va être très difficile à supporter. À l’inverse, j’ai eu des jobs payés au SMIC où on passait de tellement bonnes journées que ce n’était pas si grave.
Le fameux. Peu importe ton activité, il faut définir un minimum ta vision de ton équilibre. Et cette vision change avec l’âge : la mienne n’a jamais été la même à toutes les étapes. Je dirais qu’elle change tous les 3-4-5 ans. Depuis ma deuxième fille il y a 2 ans, mon équilibre est “déséquilibré”, elle n’est pas encore à l’école. Plus j’ajoute d’enfants, plus mon temps de travail se réduit 😅
La flexibilité des horaires, le télétravail, le droit à la déconnexion comptent énormément. Il n’y a rien de plus toxique que le groupe WhatsApp avec ton manager qui t’envoie des trucs le week-end. Ça, c’est non.
Quelle est ta vision de ton équilibre ? Ça dépend de si tu as des enfants, une personne à charge, un compagnon, des loisirs. Et un équilibre idéal, ce n’est pas forcément 50/50. Ça peut être 40/60, 70/30. L’équilibre pro/perso, c’est en réalité une question d’investissement de temps : où veux-tu placer ton temps, sachant qu’on ne le récupère jamais ? Et j’insiste : tu dois aussi investir du temps dans ton repos. 7 à 8h de sommeil minimum, au moins un jour off par semaine où ton cerveau déconnecte vraiment.
Se sentir efficace, voir des progrès concrets (dans tes compétences, ton impact, tes résultats) renforce le sentiment d’accomplissement. C’est difficile à mesurer, je sais. Moi j’utilise Toggl pour tracker mon temps sur chaque tâche, et dans un Google Sheets je note mon chiffre d’affaires mensuel : ça me donne mon CA généré par heure de travail. Un chiffre que je cherche à augmenter.
Il faut des managers qui communiquent clairement sur les résultats, ou, quand on est indépendante, des datas, du chiffre à traquer, et les avis clients pour verbaliser ce qui va bien et ce qui est à améliorer.
Dans ton job actuel, est-ce qu’on te confie des missions qui te permettent de voir des progrès ? En freelance : est-ce que tu acceptes des missions qui te challengent, sans sortir de tes compétences ?
Il te faut un travail qui te procure un certain intérêt. Je te disais que certaines missions de CCM ne m’épanouissent pas : mets-moi customer care manager pour un site qui vend des pièces automobiles, désolée, ça ne va pas m’épanouir. Je n’ai pas envie d’apprendre le nom de toutes les pièces. Il faut un intérêt pour le domaine, ou du plaisir, de la curiosité, de la créativité, du défi, et une stimulation qui te fait sortir de la routine, sans te mettre en surcharge permanente.
Quel rythme, quels changements tu aimerais dans ton activité ? Moi, j’aime changer d’environnement de travail. Cet épisode, je l’ai préparé dans mon jardin, assise à côté de mon hortensia. Parfois je bosse dans un joli café ou dans un hôtel avec une copine. Et je choisis des projets qui changent, qui vont me stimuler.
La stabilité de l’emploi et la clarté des perspectives contribuent à l’épanouissement, surtout si tu as un fort besoin de sécurité. L’insécurité permanente (CDD à répétition, restructurations) est à éviter.
Et là, gros sujet. En tant qu’indépendante, freelance ou gérante de société comme moi, on a zéro sécurité. Il faut que je sois honnête. Les customer care managers freelance que je forme ont zéro sécurité. On peut s’en créer (complémentaires, mutuelles…), mais ça reste des charges, et tout ne tient qu’à nous.
J’ai des CCM qui ont un CDI à mi-temps (parfois avec une ancienne cliente qui a switché le contrat) et qui sont en freelance le reste du temps. D’autres ont un conjoint qui gère les finances, donc moins de pression les mois plus calmes. D’autres ont des contrats long terme rassurants, mais entretiennent quand même leur réseau parce qu’il ne faut pas se reposer sur ses lauriers.
Ce facteur, à lui seul, ne garantit pas l’épanouissement. Mais je dois être honnête, il y contribue.
Demande-toi à quel point, toi, tu as besoin de cette sécurité. Je t’avoue qu’avant la naissance de ma deuxième fille, je n’avais jamais ressenti d’insécurité en tant qu’indépendante, parce que j’avais toujours l’énergie de faire tourner mon entreprise. Quand elle est arrivée, j’ai eu des problèmes de santé assez graves (perte de capacité intellectuelle, troubles de la mémoire, fatigue, malaises). Et là, je me suis sentie en insécurité parce que la seule personne censée apporter cette sécurité, c’est moi, et je n’étais plus apte à le faire.
Au-delà du poste, l’épanouissement est plus fort quand le travail s’inscrit dans un projet de vie cohérent : ton style de vie, tes valeurs, tes ambitions, tes contraintes familiales. Certains modèles parlent d’un alignement entre ce que je suis (forces, valeurs, talents), ce que je fais (poste, missions) et l’environnement dans lequel je le fais (culture, secteur).
Ce point est essentiel. Quand j’écoute des personnes en reconversion, il y a toujours ces trois éléments qui reviennent : « ma situation ne correspond plus à qui je suis », « je ne me reconnais plus dans ce que je fais », « l’environnement et l’état d’esprit de mes collègues ne me correspondent plus ». C’est souvent un sentiment un peu urgent de devoir évoluer, dans plein de sphères de sa vie.
Oui. C’est une quête noble, et je t’interdis de l’abandonner.
Oui, il y aura des moments dans ta vie où tu auras un job alimentaire. C’est OK, ce n’est pas un échec, et ça ne veut pas dire que tu resteras là toute ta vie. Parfois, un job qui t’épanouissait à une époque finit par ne plus t’épanouir : tu évolues, tu changes. Ce n’est pas un échec non plus. C’est juste que tu as fait le tour, et que tu as besoin d’autre chose maintenant.
Donc non, tout ne sera pas toujours parfait. Mais l’épanouissement est possible. On en a exploré les clés : sur quoi te questionner, quels critères chercher, et ce qui cause le manque d’épanouissement. Tu as maintenant la clarté qu’il faut pour avancer.
Et si tu veux savoir si le métier de Customer Care Manager freelance pourrait être une possibilité d’épanouissement pour toi, j’ai créé un test ultra-honnête. Si c’est non pour toi, il te le dira franchement. Tu le trouveras juste ici. 🫖
Doriane t'accompagne dans le développement de ton entreprise en faisant du customer care sa plus grande force ! Prêt.e à enchanter tes clients et ton CA ?
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