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juillet 23, 2026
On va parler d’un sujet qui pique un peu aujourd’hui : le fait d’être soutenu par son entourage quand on veut atteindre un objectif. Ce n’est pas le facteur de réussite le plus crucial qui existe, mais il a un impact énorme. Sur ta motivation, sur ton énergie, sur ta capacité à tenir dans la durée.
Le problème, c’est que ce soutien, beaucoup d’entre nous ne l’ont pas. Parfois même, ce sont les personnes les plus proches, nos parents, notre conjoint, nos amis, qui deviennent les premières à nous décourager.
Tu connais sûrement ce genre d’échange :
« J’aimerais me remettre au sport, manger mieux, me sentir plus énergique. »
« Ouais, mais c’est des conneries. T’as pas le temps, et de toute façon tu craques dès qu’il y a un gâteau. »
« Je veux me lancer à mon compte. »
« Tu vas faire quoi, toi ? Tu te penses capable de gérer une boîte, sérieux ? T’arrives même pas à payer tes impôts à temps. »
Si ça te parle, cet article (et l’épisode de podcast qui va avec) est fait pour toi. Après presque 8 ans d’entrepreneuriat et des centaines de freelances accompagnés au sein du Campus Customer Care, j’ai fini par comprendre pourquoi certaines personnes vont te décourager, voire te friner, et surtout comment atteindre tes objectifs malgré ça.
C’est ce qui fait le plus mal dans cette histoire : ce sont rarement des inconnus qui nous découragent. Ce sont les gens censés nous soutenir le plus. Les deux derniers points concernent surtout les personnes qu’on aime, le premier peut cependant concerner des personnes moins proches… Voici les 3 raisons qui expliquent ce comportement.
Dans certains cas, la personne en face de toi ne te veut tout simplement pas de bien. Ça peut venir d’un ami, d’un collègue, d’un membre de la famille éloignée… et parfois, malheureusement, d’un parent ou d’un frère ou d’une sœur.
Une étude publiée dans l’Academy of Management Journal a montré que l’envie pouvait conduire à du social undermining : des actes qui sapent discrètement la réussite de quelqu’un d’autre, surtout quand les normes d’un groupe tolèrent ce genre de comportement. Une autre étude, Keeping Up with the Joneses, confirme que l’envie au travail est liée à des comportements nuisibles bien réels : critiques, sabotage passif, dévalorisation répétée. Et une étude menée sur 304 médecins égyptiens a montré que plus une personne se sent fragile ou menacée, plus elle est tentée de rabaisser les ambitions des autres.
Si c’est de la jalousie caractérisée, la bonne nouvelle (si on peut dire) c’est que la décision est simple : tu ne dois rien à quelqu’un qui ne te veut pas de bien. Tu peux couper les ponts sans scrupule (si tu en as la possibilité).
C’est la raison la plus fréquente, et la plus difficile à vivre, parce qu’elle vient de gens qui t’aiment vraiment, mais qui l’expriment maladroitement. Ils ont peur que tu sois déçue si ton projet ne marche pas, peur de tes pertes financières, peur de te voir souffrir.
Les recherches sur le soutien à l’autonomie parentale montrent qu’un entourage qui encourage l’autonomie améliore la motivation et le bien-être émotionnel. Une revue de 63 études sur le sujet conclut que la capacité d’un parent à soutenir (ou non) l’autonomie de son enfant dépend beaucoup de ses propres valeurs, de sa santé mentale, et souvent d’un vécu transmis de génération en génération.
Concrètement, ça donne des phrases comme « ne prends pas de risque », « reste réaliste », « tu vas te fatiguer ». Elles sonnent bienveillantes. Mais elles coupent l’élan quand même.
La troisième raison, c’est un effet miroir. Quand quelqu’un te dit que tu n’es pas capable de te lancer, d’écrire ton livre, de changer de métier, c’est souvent parce qu’elle-même ne se sent pas capable de le faire.
La littérature sur la projection psychologique explique qu’on attribue parfois à l’autre nos propres peurs, sans même en avoir conscience. Ce mécanisme est particulièrement fréquent quand une situation réveille de l’insécurité ou un sentiment d’infériorité chez la personne en face. Ce n’est pas de la méchanceté : c’est une défense psychique qui évite de ressentir sa propre frustration face à un objectif qu’elle juge, elle, inatteignable.
Bonne nouvelle : dans 2 cas sur 3, ce n’est même pas volontaire. Ces personnes ne sont pas à jeter de ta vie. Elles t’aiment, elles n’ont juste pas travaillé sur leurs propres peurs et insécurités.
Comprendre le pourquoi, ça soulage. J’espère qu’à cette étape de ta lecture tu es déculpabilisée. Mais ça ne résout pas le problème. Voici ce qui, concrètement, fonctionne :
Identifie clairement, dans ton entourage, qui encourage et qui décourage. Colle une étiquette mentale sur ces personnes. Le but n’est pas de les détester, mais de savoir à qui tu as affaire avant de partager quoi que ce soit d’important.
Le conseil le plus difficile à appliquer, mais le plus efficace. C’est difficile de se taire face à des gens qu’on aime et à qui on voudrait tout raconter. Mais, si tu sais déjà comment la conversation va se terminer, épargne-toi l’aller-retour émotionnel. Ne parle pas de tes projets aux démotivateurs.
Tu n’as pas besoin de l’aval de ton entourage pour agir. Tant que tu ne partages pas, il n’y a souvent pas de conflit, parce que ce sont tes projets qui réveillent leurs peurs, pas ta réussite en tant que telle.
Si un comportement saboteur touche directement ton quotidien (un conjoint qui refuse que tu prennes du temps pour ton projet, par exemple), il faut le verbaliser clairement. Ce n’est pas parce que l’autre ne croit pas en ton projet que tu dois arrêter d’essayer.
Cherche activement des personnes qui ont un état d’esprit d’évolution, qui tentent elles-mêmes des choses, qui sont naturellement encourageantes. Ça compense largement le soutien qui te manque ailleurs.
Tu peux être la personne qui croit en toi de façon inconditionnelle. Tu peux utiliser des outils comme le journaling pour écrire tes doutes, mais également tes envies et tes compétences, ça aide à entretenir cette voix intérieure positive.
Ce sujet me tient particulièrement à cœur parce que je le vois revenir sans arrêt chez les personnes que j’accompagne dans le Campus Customer Care. Beaucoup d’entre elles ont dû avancer vers leur reconversion en Customer Care Manager freelance malgré un entourage sceptique, voire carrément décourageant. Et, la plupart du temps, une fois qu’elles comprennent que ce n’est pas de la méchanceté mais de la peur ou de la projection, elles arrivent à moins le prendre à cœur et à avancer quand même.
Si toi aussi tu portes un projet, te lancer en freelance, changer de métier, devenir CCM, et que ton entourage n’y croit pas encore, sache que c’est rarement une question de talent ou de légitimité. C’est souvent juste… eux.
Tu veux échanger sur ce sujet ou partager ton expérience ? Viens m’en parler en commentaire sous cet article, sous l’épisode YouTube, ou en DM sur Instagram !
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